L'été ne doit jamais rimer avec abandon

Publié le 23/07/2026

Chaque année, à l’approche des vacances d’été, le phénomène de l’abandon des animaux de compagnie connaît une recrudescence. Des milliers de chiens, chats et autres animaux sont laissés, mettant les refuges et les associations de protection animale sous forte tension. Derrière ces chiffres se cachent des animaux désorientés, stressés, parfois blessés ou malades, brutalement privés de leur foyer.

 

Selon la première étude de 2025 menée par la SPA et la Fondation Affinity sur les données 2024, plus de 117 000 chiens et chats ont été accueillis par les 809 structures de protection animale interrogées (refuges, associations, sanctuaires et fourrières).

Les structures de protection animale sont confrontées à une saturation croissante, en 2024, ce sont 38 278 prises en charge refusées (19 740 chats et 18 538 chiens) par faute de places disponibles.

À elle seule la SPA a recueilli 42 373 animaux en 2025 dont 27 737 chats, 12 064 chiens, 160 équidés et  2 412 NAC et animaux de ferme, illustrant l’ampleur toujours préoccupante de ce phénomène d’une année à l’autre.

 

Les principales causes d’abandon évoquées sont les changements de situation personnelle (séparation, déménagement, perte d’emploi), les difficultés de santé du propriétaire, les portées non désirées ou encore les contraintes financières. Pourtant, l’adoption d’un animal doit être envisagée comme un engagement à long terme, parfois pour plus de quinze ans.

 

L’abandon d’un animal est un délit

Au-delà de l’aspect moral, l’abandon d’un animal domestique constitue un délit puni par la loi.

L’article 521-1 du Code pénal prévoit jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende. Lorsque les faits entraînent la mort de l’animal, les peines peuvent être portées à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende.

Des peines complémentaires peuvent également être prononcées, notamment l’interdiction de détenir un animal.

 

Agir ensemble pour prévenir l’abandon

Avant d’accueillir un animal, il est essentiel de se poser les bonnes questions :

  • • Suis-je prêt(e) à m’engager sur plusieurs années ?
  • • Ai-je le temps et les moyens de m’occuper de mon animal ?
  • • Ai-je prévu une solution de garde pendant les vacances si je ne peux pas emmener mon animal avec moi ?
  • • Toute la famille est-elle prête à assumer cette responsabilité ?

En parallèle, soutenir les refuges, adopter plutôt qu’acheter, identifier et stériliser son animal sont autant de gestes qui contribuent à réduire les abandons.

 

L’Éco-Fourrière des Quarantes Sous, membre d’Unilys, œuvrent chaque jour au côté de deux associations la SPA et de la SPDA pour accueillir, soigner et les accompagner vers une nouvelle vie lorsque cela est possible. 

Tout au long de l’année, les équipes de l’Éco-Fourrière, de la SPA et de la SPDA accomplissent un travail essentiel au service du bien-être animal. À travers une adoption responsable et une meilleure anticipation des solutions de garde pendant les vacances, chacun peut contribuer à faire reculer l’abandon

ACTIFS AU QUOTIDIEN